Putschistes Membres du prétendu « Haut Conseil de l’Etat »


Les putschistes lors de l’une de leur réunion

Les putschistes lors de l’une de leur réunion


Présentation

Au petit matin du 06-08-2008, le Président mauritanien élu, Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi prit un banal décret nommant le Colonel Mohamed Ahmed Ould Smaïl Chef d’Etat-major particulier du Président de la République en remplacement du Général Mohamed Ould Abdel Aziz, le Colonel Abderrahman Ould Boubekrine Chef d’Etat-Major de l’Armée Nationale en remplacement du Général Mohamed Ould Elghazouani, le Colonel Messgharou Ould Eghoueïzy Chef d’Etat-Major de la Garde Nationale en remplacement du Général Félix Néry et le Colonel Mohamed Ould Elkowry Chef d’Etat-Major de la Gendarmerie en remplacement du Colonel Ahmed Ould Bekrine.

Immédiatement après la parution de ce décret, les officiers limogés, sous la direction du Général Mohamed Ould Abdel Aziz, décidèrent d’opérer un coup d’Etat contre l’Institution Présidentielle en déposant le Président légitime qui a été élu par les Mauritaniens lors d’élections libres et transparentes organisées sous le contrôle et grâce au concours de la Communauté Internationale dans son ensemble. L’unique motivation de ce coup de folie contre la légalité constitutionnelle dans notre pays se révélera être le souci de sauvegarder des intérêts bassement individuels des membres de cette conjuration de parjures.

Un soit disant « Haut Conseil de l’Etat » a été mis en place par les putschistes que préside le Général limogé Mohamed Ould Abdel Aziz et dont les autres membres sont :

- Général Mohamed Ould Cheikh Mohamed Ahmed
- Général Félix Negri
- Colonel Ahmed Ould Bekrine
- Colonel Mohamed Ould Cheikh Ould Elhadi
- Colonel Ghoulam Ould Mahmou
- Colonel Mohamed Ould Meguett
- Colonel Mohamed Ould Mohamed Znaguy
- Colonel Ba Adama Oumar
- Colonel Hanena Ould Sidi
- Colonel Ahmedou Bamba Ould Bay


Leurs rôles et leurs activités dans le Coup d’Etat contre la légalité constitutionnelle

10- Le 21-08-2008, les putschistes procèdent à l’arrestation du Premier Ministre légitime Yahya Ould Elwaghf lors d’un déplacement en destination de Nouadhibou où il devait assister à un meeting organisé par le Front National pour la Défense de la Démocratie pour dénoncer le coup d’Etat contre la légalité constitutionnelle. Les putschistes vont assigner le Premier Ministre légitime en résidence surveillée dans le village d’Achram à 450 km à l’est de la Capitale amorçant ainsi le glissement du Pays vers l’ère de la dictature et le rétrécissement des libertés individuelles.

9- Le 18-08-2008, les putschistes organisent un meeting au Stade Olympique qu’ils prétendent être spontané et qui prouverait l’adhésion des populations de Nouakchott à la mise à sac de la démocratie dans leur pays. Mais le lendemain, la supercherie sera dénoncée par les conducteurs de bus et de taxi qui viendront manifester et réclamer leur rémunération et la rétribution que leur avaient promise les différents chef de service de l’Administration publique. Les conducteurs expliqueront qu’ils ont été engagés par l’Administration pour transporter les agents de l’Etat vers le lieu du meeting démontrant ainsi les procédés coercitifs dont n’hésitent pas à user les putschistes dans leurs rapports avec la population.

8- Le 18-08-2008, le Général limogé, Chef des putschistes, prenait un décret convoquant ses affidés dans le Parlement qui avaient soutenu le renversement de la démocratie pour une session extraordinaire.
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